Autographa Gamma Noctuelle

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Lutte PBI, contre Autographa gamma

Le Gamma ou LambdaAutographa gamma, est une espèce de lépidoptères de la famille des Noctuidae.

L’imago mesure 40 à 45 mm d’envergure, jusqu’à 25 mm de longueur. Ses ailes antérieures sont jaune brunâtre avec, au centre, une tache blanche rappelant la forme de la lettre grecque gamma(ou lambda selon l’angle de vue d’où le nom vernaculaire lambda parfois attribué). Les ailes postérieures sont brun clair, enfumées sur leur pourtour. Ces papillons sont capables de voler très rapidement.

La chenille atteint la même taille que l’adulte, sa tête est petite et jaunâtre. Son corps est de couleurs variables : souvent vert clair avec 6 lignes blanchâtres longitudinales. Elle est munie seulement de 2 paires de fausses pattes abdominales et d’une paire de fausses pattes anales1. Elle se déplace comme les arpenteuses. La nymphe, verte à l’origine, devient noire et l’imago en sort au bout de 10 à 15 jours.

Les œufs aplatis et verdâtres, sont dissimulés sous les feuilles de plantes généralement adventices ou cultivées.

La chenille peut consommer plus de 200 espèces de plantes différentes dont un certain nombre de plantes cultivées. Elles sont particulièrement une menace pour les betteraves, les pommes de terre, les céréales, le lin, les plantes légumières et même les plants de pépinière.

Une étude a cherché à savoir si la chenille était particulièrement attirée par les plantes qui émettent plus de certaines molécules quand elles sont exposées ou surexposées aux UV, réputés être des produits de réaction au stress qui éloignerait les animaux phytophages. Ce ne semble pas être le cas. La chenille mange moins, mais la plante exposée aux UV est plus riche en azote ce qui la rend plus nourrissante2.

Cette espèce, comme d’autres papillons perçoit divers composés organiques volatils émis par les fleurs3.

Dans l’environnement nocturne et en laboratoire des individus autochtones se montrent en particulier fortement attirés par le parfum de l’orchidée Platanthera bifolia (attraction confirmée expérimentalement en « tunnel de vol »4.
Il se montre également très attiré par Cirsium arvenseSaponaria officinalis (Caryophyllaceae) et par les rhododendrons (Rhododendron sp.) ; on peut parfois trouver plusieurs dizaines d’adultes sur le même plant. Il est également attiré par les valérianes, des asters (ex : Centaurea scabiosa), Trifolium pratense (Fabaceae), les buddleialilasarbre au faisans, ou encore Nepeta faasseni(Labiatae). Un plant de coton exposé à titre de témoin parmi des plantes autochtones dans un tunnel de vol n’a par contre attiré aucun individu.

On sait cependant aussi que certains papillons (et d’autres insectes) sont plus attirés toute leur vie par les fleurs de la première espèce qu’ils ont rencontré et qui leur a fourni du pollen et/ou nectar (phénomène d’apprentissage puis de « constance florale », important pour le succès de la pollinisation qui nécessite que le pollen circule d’une plante à l’autre au sein de la même espèce), même si d’autres espèces dans le même environnement fournissent ensuite une nourriture qui aurait pu leur convenir.

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