Ostrinia nubilatis
Pyrale du Maïs

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Lutte PBI, contre Ostrinia nubilatis

La Pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis) est une espèce de lépidoptères de la famille des Crambidae.

Les chenilles de cette espèce sont connues pour attaquer les cultures de maïs, dont elles sont le principal ravageur, ainsi que d’autres plantes cultivées comme le tournesol, le houblon, le chanvre, les chrysanthèmes, la pomme de terre, etc.

La Pyrale du maïs est un papillon de mœurs nocturnes, de 25 à 30 mm d’envergure. Les mâles ont des ailes ocre foncé à fines rayures sombres tandis que les femelles sont plus claires. La femelle pond à l’aisselle des feuilles par groupes de 15 à 20 œufs, une femelle pouvant pondre jusqu’à plusieurs centaines d’œufs. La mortalité depuis la ponte jusqu’à l’émergence de l’adulte est d’environ 80 à 90 %2.

Le nombre annuel de générations du dépend du climat. En France, il y a une ou deux générations par an selon que l’on se trouve dans le nord ou le sud. Certaines régions des États-Unis voient se succéder trois à quatre générations par an. Dans le cas d’une génération par an, la ponte se fait en mai-juin. Les jeunes chenilles, écloses au bout de 15 jours, dévorent d’abord le parenchyme des feuilles, puis creusent des galeries dans la moelle de la tige, affaiblissant considérablement les plants. Les larves passent par cinq stades larvaires. Elles passent l’automne et l’hiver au cinquième stade larvaire en diapause dans les tiges et se transforment en nymphes au printemps suivant. Dans les zones plus chaudes, les deuxième, troisième voire quatrième générations se succèdent au printemps et en été sans passage par une étape de diapause.

Des biologistes de l’INRA pensent que cette pyrale s’est différenciée d’Ostrinia scapulalis (s’attaquant elle aux armoises) après l’introduction du maïs en Europe par Christophe Colomb il y a plus de 500 ans. Cette introduction a sélectionné un comportement de migration originale  : les chenilles survivant à la moisson sont celles qui s’installent en bas des cannes de maïs en dessous de la ligne de fauche des moissonneuses-batteuses. il s’agit donc d’un cas d’adaptation d’un animal à une pratique agricole.

Les symptômes d’une infestation de Pyrale en plantation de maïs sont la présence de petites perforations sur les feuilles (symptôme de première génération sur maïs jeune au stade cornet), la casse de la tige sous la panicule (fleurs mâles) ou au niveau du pied sur maïs développé, avec présence de galeries et le plus souvent dépôt d’une sciure. Les larves peuvent également attaquer directement les épis qui portent alors des signes de perforation et de la sciure au niveau des soies.

En s’alimentant de la moelle des tiges, les larves fragilisent les plantes qui deviennent plus sensibles à la verse, perturbent leur développement et favorisent l’infestation par des champignons tels les Fusarium.

Les dégâts sont donc directs (baisse du rendement, récolte plus difficile en raison de la verse) et indirects (incidence plus forte des fusarioses, elles-mêmes responsables de la présence de mycotoxines).

Sur les autres types de cultures, les symptômes restent la présence de tiges cassées avec galeries et amas de sciure. Sur le poivron, fréquemment attaqué, les larves s’introduisent dans les fruits, les rendant impropres à la commercialisation.

Aux États-Unis et au Canada, la Pyrale du maïs, introduite en Amérique du Nord dans les années 1900, est considérée depuis 1987 comme un ravageur des pommes de terre cultivées, en particulier à l’Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Les galeries creusées par les larves dans les tiges provoquent des baisses de rendement en tubercules soit directement, par cassure des tiges, soit indirectement en facilitant l’infestation par des agents pathogènes comme la jambe noireErwinia carotovora (var. atroseptica)

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